1. L’UPA : la voix de l’artisanat
et de la petite entreprise
2. L’artisanat
et la petite entreprise, un géant économique
3. Index des propositions
1. L’UPA : la voix de l’artisanat
et de la petite entreprise
L’UPA - Union Professionnelle Artisanale - est l’organisation
interprofessionnelle représentative de l’artisanat en France. À ce
titre, elle détermine l’intérêt général
du secteur et assure la promotion des 900 000 entreprises artisanales françaises.
L’UPA réunit les trois grandes confédérations de l’artisanat :
la CAPEB (métiers du bâtiment), la CNAMS (métiers de services
et de fabrication) et la CGAD (métiers de l’alimentation en détail).
Par l’intermédiaire de ces trois familles professionnelles, elle
fédère un réseau constitué de 50 organisations nationales
et de 4 500 syndicats départementaux. En outre, l’action de l’UPA
est relayée sur l’ensemble du territoire par 115 représentations
départementales et régionales.
L’UPA intervient auprès des pouvoirs publics territoriaux, nationaux
et européens afin qu’ils instituent un environnement législatif
et réglementaire favorable au développement des petites entreprises.
Elle est représentée dans tous les organismes à caractère économique
ou social ayant trait aux entreprises artisanales : Chambres de métiers
et de l’artisanat, Régime social des travailleurs indépendants,
Fonds d’assurance formation de l’artisanat, centres de gestion, coopératives
et sociétés de cautionnement, Fonds national de promotion et de
communication de l’artisanat, Institut supérieur des métiers…
Bénéficiant
du statut de partenaire social, l’UPA participe au dialogue entre organisations
patronales et syndicats de salariés ; elle porte la voix des chefs
des petites entreprises dans la négociation paritaire. L’Union dispose
de représentants dans toutes les instances paritaires, de sécurité sociale
et de concertation : assurance-chômage, régime général
de sécurité sociale, régimes de retraite complémentaire,
formation professionnelle des salariés, conseils de prud’hommes,
conseils économiques et sociaux...
En outre, l’UPA qui est membre de l’Union européenne de l’artisanat
et des petites et moyennes entreprises - UEAPME -, contribue à la promotion
de l’artisanat et de la petite entreprise en Europe. Les orientations défendues
par le Conseil National de l’UPA sont relayées auprès des
medias. Elles sont également présentées dans le cadre des émissions « Expression
Directe » diffusées sur les chaînes de télévision
du service public. Divers outils permettent de compléter cette communication :
site internet (upa.fr), information bi-mensuelle (La Brève), publications
thématiques. En outre, le secteur de l’artisanat se caractérise
par un panel important de publications professionnelles.
UPA : Chiffres clés
3 confédérations
50 fédérations nationales
4 500 syndicats départementaux
2 670 administrateurs de chambres de métiers et de l’artisanat
(France métropolitaine)
1 900 administrateurs sociaux
700 conseillers prud’homaux 50 conseillers économiques et sociaux
| 4500 |
syndicats départementaux |
2. L’artisanat
et la petite entreprise : un géant économique
À de nombreux points de vue, l’artisanat
mérite son appellation de « Première
entreprise de France ». Non seulement
le secteur regroupe plus d’un tiers des entreprises
du pays, mais il fait preuve d’une insolente
santé économique, augmentant ses effectifs
globaux depuis plusieurs années et attirant
un nombre croissant de porteurs de projet.
Ainsi,
en moins d’une décennie (1998-2006),
le nombre d’entreprises artisanales est passé de
818 000 à 900 000, dont 38 % relèvent
de l’artisanat du bâtiment, 31 % de l’artisanat
des services, 18 % de l’artisanat de la fabrication
et 13 % de l’artisanat de l’alimentation.
Dans la même période, le nombre de salariés
employés dans l’artisanat a progressé de
plus de 20 %. La population active de l’artisanat
rassemble ainsi plus de trois millions de personnes.
C’est le signe qu’à l’heure
de la mondialisation des échanges et de la « nouvelle économie »,
l’artisanat et les petites entreprises s’imposent
plus que jamais comme un modèle économique
performant sur lequel les pouvoirs publics nationaux
et européens doivent s’appuyer dans
leur recherche de cohésion sociale et de prospérité.
Au poids de l’artisanat, il convient en effet
d’ajouter les 2,4 millions d’entreprises
de moins de 20 salariés installées
sur le territoire national, qui emploient près
de six millions de personnes et contribuent à 28 %
de la valeur ajoutée nationale. De sorte qu’artisanat
et petites entreprises constituent ensemble un géant économique.
Artisanat et petites entreprises : Chiffres clés
900
000 entreprises françaises relèvent de
l’artisanat
2,4 millions de salariés travaillent dans l’artisanat
272 milliards d’euros de chiffre d’affaires
proviennent de l’artisanat
En 7 ans, l’artisanat a crée 430
000 emplois
salariés, soit 25 % du total des emplois créés
en France dans la même période
2 400 000 entreprises emploient entre 0 et 20 salariés
5,8 millions de personnes travaillent dans une entreprise
de moins de 20 salariés
28 % de la valeur ajoutée
nationale provient des entreprises de 0 a 20 salariés
Sources : Répertoire SIRENE – Chiffres-clefs
DCASPL
| 272 |
milliards
d’euros
de chiffre d’affaires
proviennent de l’artisanat |
3. Le choix d’un
modèle économique performant : index
des propositions
1 Autoriser l’entrepreneur individuel à opter
pour le régime fiscal de l’impôt
sur les sociétés.
2 Plafonner à 1,1 % les droits
applicables en cas de cession d’un fonds de commerce à titre
onéreux afin de parvenir à un régime
unique d’imposition de cession d’entreprise,
quel que soit son statut.
3 En cas de défaillance, garantir à l’entre-preneur
individuel “un reste à vivre”* comme
cela existe déjà pour les salariés.
* Part insaisissable des ressources d’une personne
surendettée.
4 Rendre public un modèle de statuts
types de SARL, comme celui créé pour
l’EURL (décret du 9 mars 2006).
5 Plafonner à 1,1 % la taxation
des cessions à titre onéreux de parts
sociales de toute société au capital
non divisé en actions (en vue d’un régime
unique d’imposition des cessions d’entreprise).
6 Permettre la validation de 4 trimestres
pour les travailleurs indépendants et
gérants
majoritaires ayant exercé leur activité professionnelle
de manière exclusive et continue, lorsque le
revenu de cette activité, notamment pour des
raisons d’investissement ou de défaillance
du client, est inférieur à 800 fois le
taux horaire du SMIC.
7 Supprimer l’obligation de désigner
un commissaire aux comptes pour les entreprises
dont le chiffre d’affaires ne dépasse
pas 1,5 M€.
8 Ouvrir le statut de conjoint collaborateur à toutes
les formes juridiques du couple (PACS, concubinage).
9 Permettre au conjoint collaborateur
de cumuler cette fonction avec toute autre activité exercée à l’extérieur
de l’entreprise.
10 Rendre le salaire brut du conjoint
salarié totalement
déductible du bénéfice de l’entreprise.
11 Réformer le stage de préparation à l’installation,
avant l’immatriculation au Répertoire
des métiers, en personnalisant son contenu et
en renforçant la participation des organisations
professionnelles.
12 Aligner les mesures de soutien à la
transmission sur celles applicables à la création.
13 Faciliter l’accès aux
financements des créateurs et repreneurs d’entreprise.
14 Organiser des consultations systématiques
avec les organisations professionnelles représentatives
et les soutenir financièrement dans leurs missions
d’accompagnement et de conseil aux entreprises.
15 Revoir, en vue d’une meilleure
qualité de
service aux entreprises, les missions et le financement
des organismes consulaires.
16 Veiller à la bonne application
de l’ordonnance du 25 mars 2004 relative au rôle
des associations de gestion et de comptabilité.
17 Développer concrètement,
au sein de l’appareil de l’État, la
culture d’entreprise : passer du règlement
et du contrôle à l’accompagnement
et au conseil.
18 Après
inventaire des missions remplies par
toutes les administrations d’État, examiner,
au cas par cas, l’opportunité de
leur maintien et la rationalité de leurs effectifs.
19 Réduire le nombre d’autorisations
administratives (il en existe actuellement 1387).
20 Systématiser les échanges
d’informations
entre administrations et organismes de sécurité sociale
afin de ne les demander qu’une seule fois aux
entreprises.
21 Mettre en place un observatoire national
sur les télé-déclarations.
22 Pour
les entreprises en difficulté dont
le chiffre d’affaires ne dépasse pas 1,5
M€, autoriser l’expert-comptable, le centre
de gestion agréé ou l’association de
gestion et de comptabilité à se substituer
au mandataire de justice.
23 Réformer les élections aux tribunaux
de commerce en intégrant notamment les chefs
d’entreprises artisanales immatriculées
au répertoire des métiers dans le corps électoral
des juges aux tribunaux de commerce.
24 Créer un véritable service public
de l’orientation, rattaché au ministère
de l’Emploi, et rassemblant les partenaires sociaux
et les acteurs du monde de l’éducation
et de la formation professionnelle.
25 Conforter les observatoires prospectifs
des métiers
et des qualifications dans leur mission d’évaluation
des besoins de main-d’œuvre de chaque secteur
d’activité à court, moyen et long
terme.
26 Développer
un véritable partenariat
entre les représentants professionnels
et les services de l’emploi. Il s’agit
de fournir aux demandeurs d’emploi une information
objective sur les filières de formation, les
métiers et leurs débouchés.
27 Développer un réel partenariat
entre école et 20 entreprise : accueillir
dans les établissements, dès l’école
primaire, des professionnels mandatés par
les organisations professionnelles et les faire participer
aux conseils des établissements scolaires et
universitaires.
28 Intégrer à la formation des maîtres
dans les IUFM* une présentation objective des
métiers comprenant des stages en entreprise et
confier aux organisations professionnelles l’information
et la formation aux métiers auprès du
monde de l’enseignement (du primaire, du secondaire
et de l’enseignement supérieur).
* Institut universitaire de formation des maîtres.
29 Intégrer à tous les cursus d’études
supérieures une formation à l’économie
de l’artisanat et de la petite entreprise.
30 Majorer l’indemnité compensatrice
pour les maîtres d’apprentissage selon
leur formation et leur savoir-faire pédagogique.
31 Ouvrir les contrats d’apprentissage
jusqu’à l’âge de 30 ans et
prévoir les filières de formation adaptées.
32 Prévoir
la mise à niveau scolaire des jeunes entrant
en apprentissage, financée par l’État
dans le cadre de la contractualisation avec les Régions.
33 Favoriser la mobilité
des apprentis en Europe.
34 Favoriser l’insertion
des demandeurs d’emploi en étendant à
tous les contrats de professionnalisation adultes les
exonérations de cotisations patronales prévues
lorsque le bénéficiaire a moins de 26
ans ou plus de 45 ans.
35 Garantir le financement pérenne
des contrats de professionnalisation.
36 Adapter le droit individuel à la formation
(DIF) à la réalité des petites
entreprises.
37 Permettre
aux professions de déterminer leur taux de cotisation
pour la formation professionnelle des chefs d’entreprise.
Il sera ainsi possible de faire face aux demandes de
formation des artisans.
38 Prévoir
que le Fonds d’assurance formation -FAF- de l’artisanat,
association régie par la loi de 1901, fonctionne
selon les règles du droit de la formation professionnelle.
39 Veiller
à ce que le nouveau dispositif (FAF et dotation
formation des Chambres de métiers et de l’artisanat)
permette un accès facilité des artisans
et de leurs conjoints à des formations de qualité
adaptées à leurs besoins.
40 Passer du traitement de masse
des chômeurs à un
accompagnement individualisé incitant fortement à la
reprise d’un emploi, même différent
de celui préalablement exercé.
41 Inciter fortement les chômeurs dont la qualification
ne correspond plus aux besoins du marché du
travail à s’engager dans une démarche
de formation.
42 Relever les seuils mentionnés dans le code
du travail de dix salariés à vingt salariés.
43 Veiller à ce que les modalités d’accès
aux avantages sociaux, plutôt conçues
pour les salariés des grandes entreprises, soient
adaptées aux petites entreprises.
44 Autoriser, pour toutes les catégories de
salariés en contrat à durée indéterminée,
une période d’essai de trois mois, renouvelable une
fois (soit six mois au total).
45 Clarifier les notions de modification
du contrat de
travail (qui nécessite l’accord du salarié)
et de changement des conditions de travail (qui résulte
du pouvoir de direction du chef d’entreprise).
46 Sécuriser
et pérenniser le contrat “nouvelles
embauches”.
47 Simplifier la rédaction du CDD qui génère
un contentieux important et apparaît trop complexe.
48 Créer un contrat de mission, inspiré du
contrat de chantier, utilisable pour toute mission à laquelle
il n’est pas possible de fixer un terme précis,
et non limité aux surcroîts d’activité.
49 Simplifier le formalisme et assouplir
les délais
de la procédure de licenciement individuel et
les dispositions relatives à l’entretien
préalable au licenciement.
50 Étudier la mise en place de commissions
paritaires amiables de règlement des litiges
au plan territorial avant toute procédure prud’homale.
51 Modifier la définition juridique de la démission,
comme étant simplement la volonté libre
et sérieuse du salarié de mettre fin
au contrat de travail.
52 Définir légalement la faute inexcusable
comme “faute d’une gravité exceptionnelle,
découlant d’un acte ou d’une omission
volontaire et de la conscience réelle du danger
par son auteur, ainsi que de l’absence de toute
cause justificative”.
53 Mettre en place un dispositif
de versement d’indemnités
de licenciement se substituant à l’employeur
quand celui-ci est dans l’impossibilité de
reclasser son salarié.
54 Écarter toute référence à une
(ou des) liste(s) de métiers pénibles.
Ne pas créer de droits nouveaux. Mais adapter
les dispositifs de réparation déjà existants.
55 Simplifier et clarifier de manière drastique
les instances de concertation (notamment en les regroupant)
afin d’ordonner le paysage.
56 Construire un agenda partagé de réforme
connu à l’avance de tous les acteurs
et prévoyant un partage des tâches et
des calendriers entre Gouvernement, Parlement et partenaires
sociaux.
57 Prévoir, par une modification de la Constitution
(article 39), un temps réservé à la
concertation, voire à la négociation,
dans la conduite des réformes.
58 Revoir la composition du Conseil économique
et social et des Conseils économiques et sociaux
régionaux en vue de les rendre plus représentatifs
de la société française.
59 Mettre en œuvre l’accord du 12 décembre
2001 relatif au développement du dialogue social
dans l’artisanat.
60 Obtenir la reconnaissance pleine
et entière
de l’Union européenne de l’artisanat
et des petites et moyennes entreprises (UEAPME) en
tant que partenaire social et sa participation indépendante
au sein des structures du dialogue social européen,
notamment dans les négociations.
61 Redéfinir, pour la gestion de la protection
sociale, les lignes de partage des pouvoirs entre les
organisations syndicales de salariés et d’employeurs,
et l’État.
62 Revenir à un paritarisme strict entre les
organisations syndicales représentatives des
salariés et des employeurs pour gérer
la branche AT-MP, et clarifier les compétences
respectives de l’État et des partenaires
sociaux.
63 Appliquer pleinement à la branche AT-MP
le principe de l’autonomie financière
des branches de la Sécurité sociale,
confirmé par la loi du 25 juillet 1994.
64 Conforter le dispositif d’allégements
généraux de charges sociales, en créant
un dispositif unique allant jusqu’à 2,2
SMIC.
65 Garantir formellement à la Sécurité sociale
une compensation intégrale par l’État
de toutes es exonérations de charges sociales.
66 Engager une véritable réforme structurelle
du système de financement de la Sécurité sociale
visant à favoriser l’emploi.
67 Mener jusqu’au bout la mise en œuvre
du “plan médicament” : il
faut renforcer les efforts pour distinguer clairement
ce qui doit relever de la solidarité collective
et les soins dont l’efficacité médicale
n’est pas démontrée.
68 Engager une réforme des dépenses hospitalières,
trop lourdes pour la branche maladie, pour parvenir à mieux
en contenir le coût.
69 Évaluer objectivement le fonctionnement
de la Couverture maladie universelle en vue de mettre
fin aux dérives et de réduire le coût.
70 Dresser un état des lieux exhaustif des
demandes d’aides d’actions sanitaires et
sociales adressées aux caisses d’assurance
maladie et ne prendre en charge que celles qui sont
justifiées.
71 Maintenir un système de financement mutualisé pour
les petites entreprises, en portant le seuil qui les
concerne de dix à vingt salariés.
72 Simplifier et clarifier les dispositifs
ouvrant droit à des ristournes au titre des efforts
de prévention de l’entreprise concernée.
73 Réformer le dispositif d’indemnisation
en redéfinissant les modalités de mise
en cause de la responsabilité de l’employeur
en matière de couverture des AT-MP.
74 Examiner la possibilité d’engager
la responsabilité des salariés (par exemple
en cas d’accident lié au seul refus du
salarié d’utiliser les équipements
qui lui ont été fournis) y compris au
niveau de l’indemnisation.
75 Revoir les modalités de prise en charge
des maladies professionnelles dont la multifactorialité est
reconnue par les experts.
76 Revoir les clés de répartition du
financement des Fonds “amiante” entre l’État
et les entreprises.
77 Tracer une frontière claire entre l’indemnisation
des victimes et le dispositif de cessation anticipée
d’activité des travailleurs de l’amiante.
78 Renforcer les aides et soutiens
aux petites entreprises dans l’évaluation
des risques professionnels.
79 Instaurer des mécanismes permettant de limiter
l’impact financier sur l’entreprise de
la mise en œuvre d’actions préventives.
80 Procéder en 2008 à un premier bilan
de la réforme des retraites de 2003 et en déduire,
dans la concertation, les correctifs appropriés.
81 Parvenir à une budgétisation
totale des prestations familiales.
82 Assurer aux Observatoires départementaux
d’équipement commercial – ODEC – les
moyens d’un fonctionnement normal et renforcer
leur rôle.
83 Rendre opposables les schémas de développement commercial (SDC).
84 Évaluer l’impact des dispositions
de la loi du 2 août 2005 en matière de
fixation des prix et de calcul du seuil de revente à perte
sur le commerce indépendant et en tirer la conclusion
logique.
85 Appliquer strictement les règles actuelles
concernant le repos dominical des salariés.
86 Encadrer et contrôler les concentrations
des centrales d’achat de la grande distribution.
87 Permettre
au commerce de proximité d’assurer une
communication grand public en favorisant la mise en
place d’outils de communication adaptés.
88 Consacrer enfin
en droit le principe “mêmes droits, mêmes
devoirs” pour l’exercice d’une activité
identique, quelle que soit sa forme d’exploitation.
89 Renforcer
les contrôles sur les personnes qui effectuent
des activités non déclarées et
pas seulement sur les entreprises existantes et immatriculées.
90 Faciliter
l’accès des entreprises artisanales au
marché des services à la personne.
91 Introduire
dans le code des marchés publics, le recours
systématique à l’allotissement.
92
Exiger des collectivités et organismes publics
le respect des dispositions en faveur des PME (avance
forfaitaire, versement des intérêts moratoires
en cas de dépassement des délais de paiement,
restitution automatique de la retenue de garantie, avance
facultative pour le préfinancement des marchés).
93 Instaurer
un système d’accompagnement des petites
entreprises qui les aide à accéder normalement
aux marchés publics.
94 Procéder,
avant d’élaborer et d’édicter
toute nouvelle règle française ou européenne,
à une étude d’impact, en particulier
pour les entreprises employant jusqu’à
vingt salariés.
95 Soumettre
toute transposition de texte européen en droit
français à une concertation préalable
avec les partenaires sociaux.
96 Soumettre
toute création ou transposition de texte concernant
la santé au travail à une évaluation
rigoureuse des progrès effectivement attendus
pour la santé des salariés qui pourraient
être concernés.
97 Tenir
compte des sociétés coopératives
artisanales dès l’élaboration des
textes législatifs et réglementaires pouvant
les concerner, et préserver leur statut fiscal
particulier.
98 Inscrire
l’aide aux coopératives d’artisans
dans les politiques nationales et régionales
en direction des petites entreprises.
99 Favoriser
la formation au fonctionnement de la structure coopérative
artisanale ainsi que le recours au conseil et à
l’audit coopératif.
100
Aménager le droit de préemption des communes
sur les fonds de commerce, institué par la loi
du 2 août 2005, afin que ce droit ne lèse
pas financièrement le cédant.
101
Prendre toute mesure de nature à faciliter le
maintien et le développement des activités
commerciales et artisanales en milieu rural.
102
Supprimer la majoration de 25 % de la base d’imposition
des revenus des chefs d’entreprise ayant le statut
de travailleur indépendant et n’adhérant
pas à un centre ou une association de gestion.
103
Porter à 50 000 euros de bénéfice
(au lieu de 38 100 actuellement) le plafond du
taux d’imposition à 15 %.
104
Généraliser et pérenniser l’application
du taux réduit de TVA à toutes les activités
de main-d’œuvre.
105
Permettre une récupération partielle de
TIPP* sur le gazole pour les véhicules professionnels
d’un PTAC* inférieur à 7,5 tonnes.
* PTAC : poids total autorisé en charge ; TIPP
: taxe intérieure sur les produits pétroliers.
106
Proroger la détaxe de TIPP applicable aux taxis.
107
Étendre à certains engins du bâtiment
la possibilité d’utiliser le fioul domestique
au lieu du gazole.
108
Rationaliser et limiter les budgets des collectivités
territoriales, et notamment leur masse salariale.
109
Encadrer l’évolution des taux d’impôts
locaux votés par les collectivités territoriales.
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