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3. Rendre compatible le
système de protection sociale avec les caractéristiques
des petites entreprises |
A. Réhabiliter le rôle
des partenaires sociaux dans la gestion des régimes
de Sécurité sociale
1. Pour les branches maladie, famille, vieillesse et recouvrement
2. Pour la branche accidents du travail et maladies professionnelles
Les chefs d’entreprise
ayant le statut de travailleur indépendant ont obtenu, au fil
des ans, l’alignement presque complet de leurs régimes
de protection sociale sur celui des salariés. Cette évolution
positive a pris un tournant historique avec la création récente
du Régime social des indépendants (RSI). La protection
sociale joue aussi un rôle économique : elle donne
l’assurance que l’entreprise ne sera pas affectée
en cas d’indisponibilité du chef d’entreprise pour
cause de maladie, d’accident, de maternité… C’est
aussi vrai pour la protection sociale des salariés, dont les
chefs d’entreprise sont d’ailleurs également gestionnaires.
Il n’est pas question de remettre en cause les principes de solidarité et
de répartition qui fondent le système français
de Sécurité sociale. Mais une réforme de son mécanisme
de financement est devenue absolument nécessaire. En douter
revient à nier l’évidence et à se laisser
emporter vers la faillite du système. |
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Il faut redonner aux partenaires
sociaux une position centrale et déterminante dans la gestion de la Sécurité sociale” |
Les réformes engagées depuis le milieu des années 90 ont
renforcé la primauté de l’État dans les grands choix
et grands équilibres de la Sécurité sociale. Le renforcement
constant de l’intervention de l’État dans le champ de la protection
sociale pose la question de sa gouvernance en général. On assiste,
d’une part, au glissement d’un mode de gouvernance reposant sur un
principe de “démocratie sociale” (pilotage par les partenaires
sociaux) à un mode tripartite entre État, salariés et employeurs.
On assiste, d’autre part, à un double mouvement de fiscalisation
et de budgétisation des finances sociales. La combinaison de ces deux
constats conduit certains à craindre – et d’autres à espérer – une étatisation
complète de la sécurité sociale.
L’UPA ne partage
pas cette analyse. Elle considère au contraire comme improbable une telle
hypothèse. La Sécurité sociale, comme l’ensemble de
la société française, ne peut se passer de corps intermédiaires.
1. Pour les branches maladie, famille, vieillesse et recouvrement
Une gestion efficace de la Sécurité sociale
nécessite une délimitation claire des champs
de compétences des acteurs institutionnels et
un renforcement du paritarisme. La réforme lancée
par la loi du 13 août 2004 n’a, à cet égard,
rien réglé pour la branche maladie. Elle
a même compliqué la répartition des
rôles respectifs des acteurs.
De plus, les textes
relatifs à la Sécurité sociale sont,
depuis 1994, soumis au conseil d’administration
des caisses nationales. Sur des questions transversales,
les textes donnent lieu à une consultation de
chaque caisse, où les représentants des
partenaires sociaux émettent systématiquement
des avis semblables. De la même manière,
la création de l’Union nationale des caisses
d’assurance maladie (UNCAM) par la réforme
de 2004, conduit désormais à une double
consultation sur les mêmes textes de la caisse
nationale d’assurance maladie et de l’UNCAM.
Contrairement à la branche maladie, les branches
famille, vieillesse et recouvrement n’ont pas fait
l’objet d’une réforme législative
de leur mode de gouvernance. Elles n’en font pas
moins l’objet de constats ou de critiques similaires à ceux
formulés lors de la réforme de l’assurance
maladie en 2004. Pour réordonner tout cela, il
faut remettre les représentants des bénéficiaires
et des contributeurs en position centrale et déterminante.
Leur capacité à représenter les
forces sociales dont ils émanent leur donne toute
légitimité pour cela.
| Nous
proposons de : |
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Redéfinir, pour
la gestion de la protection sociale, les lignes
de partage des pouvoirs entre les organisations
syndicales de salariés et d’employeurs,
et l’État. |
2. Pour la branche accidents du travail et maladies professionnelles
Cette branche est financée exclusivement
par des cotisations patronales. Pourtant l’équilibre
recherché par ses gestionnaires – les
partenaires sociaux – est régulièrement
mis à mal par la mise en place par l’État,
sans concertation préalable, de dispositifs
d’indemnisation parallèles à celui
déjà organisé par la branche
AT-MP en réponse à des risques sériels
(VIH, amiante…).
Un tel fonctionnement décrédibilise
un système qui se veut fondé sur l’incitation à la
prévention. Le législateur a pourtant
invité les partenaires sociaux à négocier
une réforme de la branche AT-MP visant à accroître
l’impact préventif du mode de financement
du régime.
| Nous
proposons de : |
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Revenir à un
paritarisme strict entre les organisations
syndicales représentatives des salariés
et des employeurs pour gérer la branche
AT-MP, et clarifier les compétences
respectives de l’État et des partenaires
sociaux. |
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Appliquer pleinement à la
branche AT-MP le principe de l’autonomie
financière des branches de la Sécurité sociale,
confirmé par la loi du 25 juillet 1994. |
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