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3. Rendre compatible le
système de protection sociale avec les caractéristiques
des petites entreprises |
B. Réformer le financement
de la protection sociale pour libérer la capacité de
création d’emploi des petites entreprises
1. Les allégements de charges sociales :
des impacts économiques positifs mais non suffisants
2. Engager une véritable réforme
de l’assiette du financement
Depuis le début
des années 80, l’UPA réclame un allègement
du coût du travail. Celui-ci pèse trop lourdement sur
les entreprises de main-d’œuvre et constitue l’obstacle
majeur à la libération de leur capacité à créer
des emplois. Les prélèvements obligatoires, mesurés
en pourcentage du PIB, ont explosé depuis quarante ans. On le
doit pour l’essentiel aux charges sociales. Ces prélèvements
obligatoires ont augmenté d’un tiers entre 1965 et 2000,
soit en moyenne d’un point par an. Les gouvernements français
successifs se sont engagés dans des politiques d’exonération
de cotisations sociales visant à réduire le coût
du travail et en ont fait un pilier de la politique de l’emploi.
Selon l’UPA, ces allègements contribuent réellement à accroître
l’emploi. Ils ne dispensent pas pour autant d’une véritable
réforme du financement de la protection sociale. |
1. Les allégements de charges sociales :
des impacts économiques positifs mais non suffisants
a) Accroître les
effets sur l’emploi
Le rapport du
Commissariat général du Plan* sur
l’application des 35 heures, le 19e rapport du
Conseil national des impôts ou le rapport de l’INSEE
sur les allègements de charges jusqu’à 1,3
SMIC, tous le confirment : les allègements
de charges créent des emplois.
En 2006, le rapport du Conseil d’orientation pour
l’emploi constate un consensus entre économistes
sur le fait que la politique d’allègement
de cotisations sur les bas salaires a fait la preuve
de son efficacité. Surtout, il avance qu’une
suppression totale des allègements aujourd’hui
détruirait quelque 800 000 emplois en quelques
années.
L’UPA a, de son côté,
soutenu la politique d’allègement de charges
sociales sous réserve qu’elle mette en œuvre
une réduction massive et généralisée.
Il ne s’agit en aucun cas d’approuver des
politiques sectorielles ou géographiques, sources
de distorsion de concurrence, ou seulement liées
au contexte. C’est ce qui nous avait conduits à considérer
par exemple que le dispositif d’allègement
de charges jusqu’à 1,8 SMIC, lié au
passage aux 35 heures, ne pouvait s’envisager que
comme une première étape. Aussi, l’UPA
s’est battue pour obtenir la suppression du lien
entre allégement de charges sociales et réduction
du temps de travail.
*Auquel succède depuis mars 2006
le Centre d’analyse stratégique.
| Nous
proposons de : |
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Conforter le dispositif
d’allégements généraux
de charges sociales, en créant un dispositif
unique allant jusqu’à 2,2 SMIC. |
b) Préserver les comptes sociaux
L’UPA
rappelle son attachement au respect de la loi du 25 juillet
1994, dite loi Veil. Celle-ci édicte le principe
de compensation intégrale à la Sécurité sociale,
par l’État, des exonérations de cotisations
sociales. La loi du 13 août 2004 relative à l’assurance
maladie confirme ce principe.
Or la réforme du financement des allègements
généraux, prévue par la loi de finances
pour 2006, modifie considérablement la mise en œuvre
par l’État de la compensation financière.
Les crédits budgétaires consacrés à la
compensation des mesures d’exonérations
sur des dispositifs ciblés ne représentent
plus que 2,7 milliards d’euros. Quant aux allègements
généraux, il sont, depuis 2006, financés
par une affectation de recettes fiscales.
L’UPA
a bien noté que les modalités prévues
pour 2006 dans le cadre de la loi de finances permettraient
une compensation intégrale des allègements
généraux de charges. En revanche, aucune
disposition n’est prévue pour garantir le
respect du principe après 2006. L’UPA sera
donc particulièrement vigilante sur ce point.
| Nous
proposons de : |
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Garantir formellement à la
Sécurité sociale une compensation
intégrale par l’État de toutes
les exonérations de charges sociales. |
2. Engager une
véritable réforme de l’assiette
du financement
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Il
faut amplifier la politique d’allégements
généraux de charges patronales
sur les salaires pour développer l’emploi” |
Il faut clarifier les circuits de financements de
la protection sociale et rétablir une cohérence
durable entre la nature des ressources et leur affectation.
Il en va, entre autres, de la confiance de nos concitoyens
vis-à-vis de leur système de protection
sociale. Notre système de financement, assis
sur les seuls revenus du travail, se justifiait pleinement
jusqu’au milieu des années 70, la richesse étant
alors très largement générée
par la main-d’œuvre. Il apparaît
aujourd’hui totalement inadapté.
Des efforts d’adaptation ont déjà eu
lieu dans deux directions. Côté ménages,
l’institution de la CSG en 1990 a élargi à tous
les revenus l’assiette des prélèvements
de sécurité sociale. Côté entreprises,
une fois déplafonnées les cotisations
maladie, famille et accidents du travail, les allègements
généraux et ciblés ont permis,
depuis 1993, de diminuer les cotisations patronales
sur les bas salaires.
L’UPA souhaite que le
financement de la protection sociale repose sur une
assiette plus juste et plus favorable à l’emploi.
| Nous
proposons de : |
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Engager une
véritable
réforme structurelle du système
de financement de la Sécurité sociale
visant à favoriser l’emploi. |
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